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Montréal

Lac à la loutre

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Un passage pour les voyageurs (1)

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Bibliothèque et Archives nationales du Québec. Numéro catalogue Iris : 0003816241

Les rives du lac à la Loutre étaient cultivées par les Autochtones au XVIe siècle. Avec l’arrivée des Français et la croissance de la traite des fourrures au XVIIe siècle, le lac est devenu un passage de plus en plus important pour les coureurs des bois et les voyageurs. Les coureurs des bois étaient des trappeurs renégats. Il s’agissait habituellement de jeunes colonisateurs français qui osaient s’aventurer sur les terres des Iroquois hostiles pour aller à la chasse aux peaux de castors. À cette époque, la plupart des fourrures étaient fournies par les Autochtones, mais ceux qui voulaient se risquer dans les forêts au-delà des premiers établissements pouvaient faire de gros profits aux postes de traite.


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Un passage pour les voyageurs (2)

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Vers la fin du XVIIe siècle, il y avait tellement de coureurs des bois qui fournissaient des fourrures que le marché a été submergé. En réaction, les autorités françaises ont institué un système de permis qui permettrait d’en contrôler l’afflux. Les trappeurs nouvellement autorisés devaient s’affilier à un poste de traite. On les appelait les voyageurs. À cause des rapides non navigables sur le Saint-Laurent, les coureurs et les voyageurs étaient forcés de porter leur canot à travers les terres. La façon la plus facile de continuer leur route sur la terre ferme et de passer les rapides avec leur canot et leur chargement était d’emprunter le lac à la Loutre.